Naâma ASFARI Défenseur des droits de l’homme, emprisonné depuis 15 ans, condamné par la justice marocaine à 30 ans de prison a entamé depuis le 8 juin une grève de la faim illimitée. Il réclame une nouvelle fois l’application des avis rendu en 2023 et 2025 par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, qui demandent la libération des prisonniers condamnés suite à des aveux extorqués sous la torture.
Naâma ASFARI proteste également sur ses conditions de détention et celles de ses camarades prisonniers civils sahraouis pour lesquelles les autorités marocaines restent sourdes aux revendications des détenus.
La Ville d’Ivry-sur-Seine a exprimé toute sa solidarité à Naâma, citoyen d’honneur de la ville où réside son épouse (interdite de visiter Naâma depuis 7 ans !).
L’ACAT a publié un appel à mobilisation dès le 28 mai. Depuis, le MRAP a fait une déclaration de soutien et l’Observatoire Mondial Contre la Torture a publié le 19 juin un appel urgent. Le combat du prisonnier politique sahraoui n’a à ce jour été publié que dans quelques titres de la presse nationale : Libération, L’Humanité et le Canard enchaîné. Silence révélateur du lobbing marocain.
Ligue de Protection des Prisonniers Politiques Sahraouis (LPPS) a lancé le 22 juin un appel aux consciences vives, aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, aux instances des Nations Unies et aux organisations non gouvernementales, pour qu’elles interviennent d’urgence afin d’exercer des pressions effectives sur les autorités d’occupation marocaines, en vue de :
– Répondre immédiatement aux revendications des prisonniers et mettre fin à la politique de privation de nourriture et de négligence médicale.
– Se conformer effectivement aux résolutions onusiennes, notamment celle du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire de 2023, qui a explicitement et clairement exigé la libération immédiate du groupe » Gdeim Izik » et de tous les sahraouis arbitrairement détenus.
La Ligue, tout en déclarant sa solidarité absolue avec le prisonnier Naâma Asfari et l’ensemble des prisonniers civils sahraouis, tient la communauté internationale pour responsable, historiquement et moralement, de mettre fin à cette souffrance persistante et de stopper toutes les formes de représailles et de détentions arbitraires subies par les civils sahraouis dans les prisons de l’occupant marocain.