Après 47 jours de bras de fer, Naâma Asfari met fin à sa grève de la faim

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Après qu’un dialogue se soit instauré sur les revendications à l’origine de sa protestation, Naâma Asfari a mis fin à sa grève de la faim après 47 jours de jeûne. La confirmation a été donnée par sa famille et par la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines.

Le prisonnier politique sahraoui a pu téléphoner ses proches pour les rassurer. Après cette première avancée et compte tenu de la détérioration de son état de santé due à cette rude épreuve, Naâmai a décidé de suspendre sa protestation afin de préserver son intégrité physique et d’évaluer le respect des engagements pris.

Cette décision ne signifie pas que ses revendications aient été entièrement satisfaites. Selon le communiqué, l’ouverture du dialogue a permis d’entamer une nouvelle phase au cours de laquelle les réponses des autorités pénitentiaires devront se concrétiser.

Son état de santé fragilisé ne lui a pas permis, au cours de la conversation, d’expliquer tous les détails de l’entretien. La famille espère recevoir un nouvel appel lundi prochain, date à laquelle il devrait faire connaître le contenu des réponses apportées par l’administration ainsi que les conditions dans lesquelles la suspension a eu lieu.

Cette nouvelle est un soulagement après plusieurs jours d’incertitude, d’absence de communication et de versions contradictoires concernant sa situation. La communication directe avec sa famille permet enfin de confirmer cette décision et d’apprendre qu’une négociation a eu lieu concernant ses revendications.

La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis a salué la mobilisation des associations, des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des institutions et des personnes solidaires qui, au cours de ces dernières semaines, ont exigé des informations, une assistance médicale indépendante et le respect des droits de Naâma Asfari.