Vient de sortir : « Ho tonga anie ny Fahafahana ! QUE VIENNE LA LIBERTÉ ! », de Gisèle RABESAHALA

Vient de sortir

« Ho tonga anie ny Fahafahana ! QUE VIENNE LA LIBERTÉ !  »

de Gisèle RABESAHALA


Mars 1947, Madagascar, la Grande Ile de l’Océan Indien, « L’Ile Rouge » où la « rébellion » éclate. Ainsi a-t-on appelée cette révolte populaire et patriotique, début d’une répression atroce qui fera officiellement 90 000 victimes, abattues, fusillées, exécutées, jetées d’avion. Il s’ensuit un procès « exemplaire » comme le colonialisme savait en organiser : condamnation à mort, à vie, bannissement jusqu’en « métropole » – cette mère assassine et des répressions en tout genre.

Dans la tourmente, une jeune fille, à peine sortie de l’adolescence, fille de militaire, descendante d’un grand serviteur du roi Andrianampoinimerina, Gisèle Rabesahala, se trouve tout d’un coup propulsée au cœur de la Résistance. Celle d’un peuple contre l’opression coloniale et pour la liberté. Une combattante de la liberté est née.

« Que vienne la Liberté ! » pour les patriotes, pour les parlementaires malgaches Raseta, Ravoahangy, Rabemananjara dont le procès se déroule à Tananarive. Gisèle Rabesahala est engagée dans ce procès ; pour les prisonniers politiques, ceux de l’intérieur, ceux expatriés (liaison entre ceux de l’intérieur des prisons et leur famille, leurs camarades). La lutte l’accapare et conduira à la création du Fifanampiana Malagasy, le Comité de Solidarité de Madagascar : petite lumière dans la grande nuit coloniale, qui fera sien ce mot d’ordre si beau, si humain, si universel : « Ho tonga anie ny fahafahana ! » , « Que vienne la Liberté ! » . Il continue aujourd’hui encore son action de solidarité. Dure bataille sous la répression coloniale, parfois sanglante qui conduire Gisèle Rabesahala, aux quatre coins du monde, pour témoigner de Madagascar des souffrances et des aspirations de son peuple.

1960, c’est l’indépendance. Rien ne change au fond. La jeune fille de 1947 est toujours aux avant-postes, à la tête du Fifanampiana, de l’AKFM, parti de l’indépendance créé en 1958 et du mouvement social.

1977, l’éclaircie : la voilà ministre de la Culture et de l’Art révolutionnaire. Une expérience nouvelle qui lui permettra de mettre en pratique ce en quoi elle croit, ce pour quoi, avec ses camarades, morts ou vivants, elle a lutté. Une expérience qui laissera un goût d’inachevé.

2006, ce livre. Devenue Rayamandreny , distinguée dans l’Ordre national malgache : Grand Officier, le 19 août 1998 par décret du président Didier Ratsiraka puis, Grand Croix de 2ème classe le 24 août 2004 par décret du président Marc Ravalomanana. Aujourd’hui, sa seule et unique préoccupation : « la passation du flambeau » aux plus jeunes pour « Que vienne la Liberté ! ».

[ Texte de la 4ème de couverture ]

>> Gisèle Rabesahala (2006), Ho tonga anie ny Fahafahana ! QUE VIENNE LA LIBERTÉ ! , La Réunion, Océan éditions, 380 p. (Prix de vente : 20 euros)


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