Marche pour la Paix – Paris 22 septembre 2018

A l’issue de la Marche qui s’est déroulée à Paris à l’appel d’un collectif de 160 organisations au niveau national, qui s’est décliné en diverses initiatives publiques dans 150 villes en France, les interventions du collectif et de l’AFASPA ont été suivies de lectures de poèmes et d’un slam offert par une participante (qui seront joints à cet article dès que nous en aurons reçu les textes).


Marche pour la Paix 2018

Le HCR estime à plus de 25 millions dans le monde, les personnes réfugiées pour échapper aux conflits et persécutions. Parmi eux nombre d’Africains, hommes et femmes de tous âges qui ont réussi à franchir les obstacles pour fuir les 14 pays qui connaissent aujourd’hui des conflits armés sur les 55 que compte le continent.

Ces guerres n’arrivent pas par hasard, leur origine n’est pas, comme se complaisent à le répéter médias et soi-disant experts, une question d’ethnie ou de religion, qui sont instrumentalisées à dessein, mais le potentiel des richesses du sol et sous-sol du continent et l’incapacité des États à assurer la sécurité du fait des mesures drastiques des Plans d’ajustement structurel sur les dépenses publiques imposées par le FMI.

Le pillage se poursuit au nom de l’économie capitaliste. Aux premiers prédateurs que furent les pays européens, sont venus s’installer depuis les indépendances les multinationales canadiennes, chinoises, coréennes, russes, sud-Africaines et indiennes entre autres.

Pour préserver sa chasse-gardée, la France a conclu des accords économiques et de défense secrets, qui lui ont donné toute « légitimité » d’effectuer 59 interventions militaires en Afrique depuis l’époque des indépendances. 59 qu’il faut multiplier par les mois ou les années qu’ont duré ces interventions armées.

Les pays où elles furent le plus de fois répétées sont : le Zaïre/RDC, le Tchad, et la Centrafrique, des pays aux richesses les plus prometteuses ou à la position stratégique convoitée comme Djibouti : 23 000km² (à peine 2 fois l’Ile de France) qui compte 6 bases, soit 9000 militaires étrangers.

Depuis août 2014, la force Barkhane se déploie à sa guise sur 5 pays du Sahel sans aucun mandat ni contrôle international.

La France n’est pas seule. Les bases et installations militaires étrangères en Afrique concernent : Les USA, la Chine, le Royaume Uni, l’Inde, l’Allemagne, la Turquie, l’Italie, la Belgique, la Russie, le Japon et l’Arabie Saoudite.

Retrouver la paix sur le continent africain,

C’est d’abord le démilitariser,

C’est cesser les ventes d’armes officielles ou non,

C’est s’atteler au règlement de conflits en permettant au plus ancien, celui du Sahara occidental, l’accès à l’autodétermination du seul peuple du continent qui en est privé depuis 45 ans. Ce peuple qui a mené durant 18 années une guerre de libération contre ses colonisateurs successifs, l’Espagne puis le Maroc, vit toujours séparé depuis 27 années de cessez-le-feu ! une situation intenable où une partie du peuple est réfugiée en Algérie depuis 1975 et l’autre subit la répression coloniale.

Ainsi les populations africaines vivront ou migreront selon leur choix et plus par nécessité vitale, et retrouveront leur souveraineté en se dotant de dirigeants qui ne soient plus aux ordres d’une mondialisation économique au service de la finance internationale.

AFASPA

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