Le droit du peuple de Polynésie à disposer de son avenir reconnu par l’ONU

L’AFASPA salue la résolution L56 de l’Assemblée Générale de l’ONU du 17 mai 2013 qui réaffirme, 52 ans après la déclaration sur l’octroi à l’indépendance des peuples coloniaux, «le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l’autodétermination et à l’indépendance ».


La Polynésie s’inscrit donc sur la liste des territoires non autonomes dont les plus importants en superficie et en richesses naturelles sont le Sahara occidental et la Nouvelle Calédonie. Les 15 autres ont une situation géostratégique importante ce qui concourt à les maintenir en état de colonisation par les grandes puissances impérialistes : Etats Unis, Royaume Uni, France.

L’AFASPA condamne l’attitude inadmissible de la France qui n’a pas assisté à la séance. C’est une faute grave qui renie l’engagement pris au nom du peuple français à l’égard de la Charte des Nations Unies. Celle-ci stipule que les peuples des Nations Unies s’engagent « à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international ».

L’AFASPA réaffirme que le droit à l’autodétermination des peuples n’est pas une variable ajustable et que dans ses principes « L’Assemblée générale peut discuter toutes questions ou affaires rentrant dans le cadre de la Charte »

La France persiste donc à transgresser les principes du droit international. Dans le passé elle a contraint les peuples qu’elle colonisait à prendre les armes pour revendiquer leur droit à l’indépendance, aujourd’hui encore elle dénie ce droit au peuple de la Polynésie quand elle considère que l’Assemblée générale fait preuve «d’ingérence flagrante » dans ses affaires. Ces populations, comme celles d’Algérie, ont subi les essais nucléaires et leurs conséquences criminelles qui continuent de ruiner l’environnement et la santé des habitants.

Par le passé, elle n’a tenu aucun compte des condamnations relatives au « hold up » sur le résultat du référendum d’autodétermination aux Comores, maintenant ainsi Mayotte dans son giron.

Cette attitude prouve que la France, comme les autres grandes puissances détentrices du droit de véto au Conseil de Sécurité, méprise l’Assemblée générale de l’ONU, la démocratie et le droit international.

L’AFASPA espère que la Polynésie, la Nouvelle Calédonie, le Sahara occidental et la Palestine rejoindront prochainement les 80 nations qui se sont affranchies de la domination coloniale ou d’accords de tutelle et sont devenues des États indépendants depuis la création de l’ONU en 1945.

Bagnolet le 25 Mai 2013

Extrait de la Charte des Nations Unies du 26 Juin 1945
Chapitre XI : Déclaration relative aux territoires non autonomes.

Les Membres des Nations Unies qui ont ou qui assument la responsabilité d’administrer des territoires dont les populations ne s’administrent pas encore complètement elles-mêmes reconnaissent le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires. Ils acceptent comme une mission sacrée l’obligation de favoriser dans toute la mesure possible leur prospérité, dans le cadre du système de paix et de sécurité internationales établi par la présente Charte et, à cette fin :

1 D’assurer, en respectant la culture des populations en question, leur progrès politique, économique et social, ainsi que le développement de leur instruction, de les traiter avec équité et de les protéger contre les abus;

2 De développer leur capacité de s’administrer elles-mêmes, de tenir compte des aspirations politiques des populations et de les aider dans le développement progressif de leurs libres institutions politiques, dans la mesure appropriée aux conditions particulières de chaque territoire et de ses populations et à leurs degrés variables de développement;

3 D’affermir la paix et la sécurité internationales;

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