Harcèlement policier sur la famille de « l’avocat de la liberté » emprisonné par le Président Benali

Non content d’avoir mis derrière les barreaux « l’avocat de la liberté », le dictateur tunisien s’attaque à sa femme et ses enfants.


Rappelons que Me ABBOU, surnommé «l’avocat de la liberté» a été condamné en avril 2005 à trois ans et six mois de prison, à l’issue d’un simulacre de procès pour la publication sur Internet d’un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux exactions de soldats américains à Abou Ghraib.

A l’occasion de la fête de l’Aïd le 24 octobre, son épouse avait invité d’autres femmes de prisonniers pour observer une journée de grève de la faim afin de protester contre le sort réservé à leurs maris. Son domicile étant sous une perpétuelle surveillance policière, des personnes venues se joindre à elles ont été appréhendées et embarquées brutalement par la police à leur sortie en début de soirée. Certaines ont été hospitalisées à la suite de l’interrogatoire auquel elles ont été soumises.

Deux jours plus tard, Me Radhia Nasraouia qui accompagnait Mme Abbou et ses enfants âgés de 10 et 13 ans s’est vu refuser l’accès de la maison de son amie par un policier en faction devant le domicile. C’est alors que deux motards vêtus de noir, les fameux « tigres noirs » supplétifs de la police, ont fait irruption terrorisant la jeune femme et ses enfants, de par leurs propos et les armes qu’ils arboraient.

extraits du communiqué de l’ACAT FRANCE – RSF – FIDH – OMCT

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