1/ Communiqué du REPAR : BOLLORÉ VA-T-IL REPONDRE AUX RIVERAINS LE 27 NOVEMBRE ? 2/ REPRESSION EN SIERRA LEONE : ARRESTATION DES PAYSANS EN LUTTE CONTRE LES ACCAPAREMENTS DE TERRE

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1/Le Groupe Bolloré a enfin accepté une réunion (en son siège social, 31-32, Quai de Dion Bouton à Puteaux, le 27 novembre 2013) au cours de laquelle est attendue la position de son actionnaire principal, sur la négociation internationale sollicitée par les riverains des plantations du Groupe Bolloré en Afrique pour discuter de leurs revendications communes.


2/ Sierra Leone : Cinq militants de l’association MALOA (Malen Affected Land Owners Association) et un député qui contestent les acquisitions de terre menées par la Socfin ont été arrêtés et sont détenus en l’attente d’un procès, qui aura lieu le 15 novembre.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE du REPAR (Relais Parisien des Riverains des plantations Bolloré)

BOLLORÉ VA-T-IL REPONDRE AUX RIVERAINS LE 27 NOVEMBRE?

Le Groupe Bolloré a enfin accepté une réunion (en son siège social, 31-32, Quai de Dion Bouton à Puteaux, le 27 novembre 2013) au cours de laquelle est attendue la position de son actionnaire principal, sur la négociation internationale sollicitée par les riverains des plantations du Groupe Bolloré en Afrique pour discuter de leurs revendications communes.

Le Relais Parisien des Riverains (REPAR) est mandaté par les riverains de quatre pays (Cameroun, Côte-d’Ivoire, Libéria, Sierra-Leone) pour négocier cette demande de rencontre internationale à laquelle le Groupe Bolloré n’a toujours pas donné suite, depuis qu’il en a été saisi le 5 juin dernier sous la pression d’une forte mobilisation citoyenne et transnationale.

Depuis cette date, alors que les riverains attendent qu’enfin se tienne cette rencontre internationale, Ils n’ont cessé de subir de multiples formes de répression :

-arrestation de cinq membres du bureau de la MALOA, association représentant les riverains des plantations de la SOCFIN au Sierra Leone : leur procès est prévu pour le 6 décembre ;

-blocages administratifs contre les tentatives d’organisation des riverains au Cameroun et intimidations diverses ;

-collusions entre l’administration et le Groupe au Libéria pour empêcher toute tentative de mobilisation des riverains.

Par ailleurs, des licenciements de travailleurs suite aux grèves dans les plantations dans un contexte d’accaparement massif des terres ont été commis en Côte-d’Ivoire.

La réunion du 27 novembre prochain, qui intervient six mois après la mobilisation du 5 juin dernier, est donc un tournant important au regard :

-de toutes ces urgences et souffrances qu’endurent de nombreuses populations du fait du non respect de ses engagements par le Groupe Bolloré ;

-des efforts de facilitation et d’intermédiation que le REPAR n’a cessé jusqu’ici d’entreprendre en vue de faire asseoir autour d’une table, les représentants des riverains de tous les pays et le Groupe Bolloré ;

-de l’attention que la presse et l’opinion internationale portent à cette affaire.

Au sortir de cette réunion, le REPAR fidèle à son rôle de relais et de mandataire des riverains informera de nouveau la presse et l’opinion sur la position du Groupe Bolloré par rapport à cette demande de rencontre internationale.

Le REPAR
contact.repar@gmail.com
06 74 15 21 50 – 06 64 78 93 77


RÉPRESSION EN SIERRA LEONE : ARRESTATION DES PAYSANS EN LUTTE CONTRE LES ACCAPAREMENTS DE TERRE

publié le 29 octobre 2013 sur le site http://projet-react.org

Cinq militants de l’association MALOA (Malen Affected Land Owners Association) et un député qui contestent les acquisitions de terre menées par la Socfin ont été arrêtés et sont détenus en l’attente d’un procès, qui aura lieu le 15 novembre.

La SAC (Socfin Agricultural Company) détenue par la Socfin (dont le principal actionnaire contrôlant est le groupe Bolloré) s’est implantée sur 6500 ha de terres de la région de Malen en 2011 au détriment de 40 villages. Aujourd’hui, elle accuse ces personnes qui se battent contre l’accaparement de terres d’avoir détruit des plants de palmiers. Au vu de la faiblesse des preuves (un seul témoin visuel, en pleine nuit d’après le témoignage de l’avocat recueilli par Mediapart), l’opération ressemble fort à une tentative d’intimidation et de répression.

En effet, les membres de la Maloa s’étaient mobilisés avec les riverains des autres plantations industrielles détenues par la Socfin au Cameroun (Socapalm), en Côte d’Ivoire (SoGB) et au Libéria (SRC et LAC) lors de l’action transnationale du 5 juin dernier, tandis qu’une lettre signée par les représentants issus de ces différents pays étaient remise à Vincent Bolloré à l’occasion de l’assemblée générale du groupe.

« On cherche à nous faire taire, afin qu’on ne dise pas que Bolloré vole des terres. Nous sommes déterminés même si on sait que la Socfin continuera à faire pression et recourir à l’intimidation » explique le député local Shiaka Musa Sama, porte-parole de la Maloa poursuivi lui aussi.


Ci-joint Communiqué de presse du ReAct (Réseau d’Action concertée transnationale), octobre 2013

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