UN AN DE REPRESSION CONTINUE

17 mai 2006, le jour anniversaire du début de l’Intifada sahraouie a été marqué par des manifestations populaires et des descentes de la police marocaines dans les quartiers habités par les sahraouis


Des maisons ont encore été saccagées, des gens tabassés, dont des enfants. Un des véhicules de police a heurté violemment Mohamed Boutabaa qui fut gravement blessé, ses jours seraient en danger.

Le 28 mai à El Ayoun, des policiers ont fait irruption dans une cérémonie de mariage où des drapeaux sahraouis avaient été accrochés. Plusieurs personnes furent conduites au commissariat dont un jeune homme, Esidi Salek ould Mouloud, torturé par 4 agents qui l’ont ensuite aspergé de liquide inflammable avant de mettre le feu à ses vêtements. La gravité de ses brûlures ont nécessité le transfert au CHU Ibnou Rochd de Casablanca où il a été photographié http://www.arso.org/intifada280506.htm#fr ; depuis lors, il est interdit de droit de visite et sa chambre est complètement isolée. Lors de la manifestation de protestation et de solidarité avec le jeune homme, 13 citoyens sahraouis ont été arrêtés.
Le Collectif des Défenseurs des Droits de l’Homme Sahraouis a lancé le 1er juin un appel à l’ONU et aux ONG de défense des Droits de l’Homme pour intervenir fermement et protéger les civils sahraouis et exiger une enquête sur les violations graves des droits humains au Sahara Occidental

Interdit de témoigner !

Le secrétaire général d’une association sahraouie de défense des droits de l’Homme, Brahim SABBARa été arrêté par la police marocaine alors qu’il se trouvait dans une téléboutique le 4 juin à 22 heures. Ses amis sont sans nouvelles de lui. Il avait été récemment l’objet de tentatives d’intimidation et de menaces d’arrestation et de passages à tabac. Il avait donné une interview à l’hebdomadaire marocain « Albidaoui » , où il avait demandé que soient jugés les responsables des exactions et des violations des droits humains au Sahara Occidental de l’Etat marocain et a rappelé que la seule solution pour le conflit est l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

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