Répression massive par la junte Moussa Dadis Camara

La junte militaire qui tient la Guinée depuis décembre 2008 dans un corset d’autoritarisme vient de jeter son masque en révélant sa véritable nature de régime réactionnaire, inique, cynique et indigne des peuples de Guinée et d’Afrique.
Procédant par des manœuvres dilatoires pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir, il s’est depuis aliéné le soutien du peuple guinéen et de ses forces de progrès sociales qui ont pu croire en un nouvel homme providentiel, en référence à la portée symbolique du 28 septembre 1958 dans l’histoire de la Guinée indépendante.


Enragés par le rejet populaire de leurs prétentions, Moussa Dadis Camara et sa junte viennent de commettre l’horreur criminelle à l’endroit du peuple de Guinée fort de certains soutiens tel l’encouragement en demi-teinte de Patrick Balkany, un proche du Président français, déclarant deux jours avant ce déchaînement de violences « la candidature de Moussa Dadis Camara ne pose pas de problème. C’est un citoyen guinéen comme les autres. » (site de l’Express, 27/09/09). Ils ont ainsi massacré des manifestants pacifiques, substitué des dépouilles mortelles des morgues, utilisé le viol comme arme de répression et de terreur, enlevé des blessés des hôpitaux, tabassé des membres de l’opposition et de façon hypocrite prônent maintenant le silence sur ces crimes inqualifiables. En quelque sorte : « silence on tue ».

Conformément à ses engagements progressistes de solidarité et d’amitié avec les peuples d’Afrique, l’AFASPA condamne avec vigueur cette barbarie criminelle contre la population guinéenne de tous âges. Elle est solidaire des victimes, de leurs proches et de leurs organisations.

L’AFASPA condamne toute politique menée en Guinée et en Afrique contre les peuples et leurs droits fondamentaux. Ici comme dans d’autres pays, où les règles démocratiques ont été outrepassées, seul un débat national associant toute la société est de nature à permettre une issue dans le sens des intérêts de la population.

Bagnolet le 30 Septembre 2009

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *