Rassemblement contre le hold-up électoral et les violences au Togo

Le MoLiTo (Mouvement pour la Libération du Togo) et la diaspora togolaise en France appelaient à un rassemblement de protestation contre une nouvelle supercherie électorale qui a privé les togolais du résultat de leur vote. Il entendaient également protester contre les violences qui ont entouré les élections du 4 mars 2010.


Durant le rassemblement initié par la plateforme d’associations de l’opposition togolaise et des organisations de la plateforme panafricaine, les togolais de la diaspora ont brandi des pancartes dénonçant l’ursupation du résultat des élections et leur ferme volonté de poursuivre le combat pour l’avènement de la démocratie au Togo, ainsi que des photos des manifestations et de personnes blessées par la répression.

Après une intervention au nom du MoLiTo, entre chansons et slogans, les organisateurs ont donné la parole aux organisations françaises (PCF, AFASPA, les Verts, le NPA, Europe écologie) et aux organisations d’opposition des Comores, du Tchad et de Mauritanie.

Les différents orateurs ont apporté leur soutien au peuple togolais qui ne supporte plus d’être bafoué dans ses aspirations de liberté et de démocratie.

Le tract diffusé par le MoLiTo indiquait en outre que «cette parodie grotesque est d’autant plus révoltante qu’elle a été opérée avec le soutien logistique et sécuritaire de la France et de l’Union Européenne qui a financé l’opération à hauteur de 17 million d’euros dont une partie a servi à équiper, sous la houlette de la France, les forces de répression dites Forces de Sécurité Election Présidentielles (FOSEP).

De l’avis même des observateuirs, à commencer par ceux de l’Union Européenne, de graves irrégularités ont jalonné l’ensemble du processus électoral, parmi lesquelles :

< Des listes électorales fantaisistes, gonflées et affichées hors délais, rendant toute réclamation impossible, < La distrigution au quart du prix par les partisans de Monsieur Gnassingbé et par des agents de l'Etat, de riz estampillé de son prénom "Faure", < L'Impression de faux bulletins de vote par une imprimerie clandestine, < Les menaces de tabassage ou de mort par des chefs traditionnels aux ordres, < L'acceptation de mineur à voter, ainsi que d'étrangers au pays payés, venus des pays voisins avant la fermeture des frontières, < Un nombre de vatants supérieur au nombre d'inscrits dans plusieurs bureaux de vote, < La saisie de destruction par les gendarmes des pièces électorales détenues au siège du FRAC (coalition d'opposition), notamment les procès verbaux du vote, < Arrestations, passage à tabac et emprisonnement de militants de l'opposition, < et d'innombrables autres faits tous aussi surréalistes ! ... (...)Malgré toutes ces manipulations grotesques observées par la Mission de l'UE et malgré les contestations, rien n'y fait. La France a aussitôt félicité le potentat togolais, suivie dans son sillage par d'autres, notamment l'Espagne et l'Allemagne. C'est donc bien ce que la France et l'UE attendaient du financement et de l'équipement militaire (FOSEP) de cette élection ! Dans quelle démocratie au monde de pareilles choses sont acceptables? Dix fois moins que ce qui s'est produit au Togo aurait suffi pour annuler le scrutin en France ou en Europe. Mais,lorsqu'il s'agit de l'Afrique et en particulier du Togo, l'Etat français et ses suiveurs de l'UE encouragent et financent l'inacceptable, dans un mépris désormais impossible à dissimuler. Il revient à chaque citoyen français et européen de prendre ses responsabilités en disant NON à ces dérives compremettantes et de surcroît dangereuses pour la démocratie et les droits humais aussi bien ici que là-bas. Ensemble, refusons au Togo ce qui n'est pas acceptable en France et en Europe. Refusonsd le règne du banditisme d'Etat. “Le temps arrive où rester silencieux est une trahison” (Martin Luther King)»