Présentation du film « La caméra de bois » de Ntshavheni Wa Luruli

Au Cap, en Afrique du Sud, un homme gît le long de la voie ferrée. Madiba et Sipho, deux ados des townships, trouvent près de son corps un pistolet et une caméra vidéo. A Sipho le pistolet. A Madiba la caméra. Leur choix sépare leurs destins jusque là liés.


Sipho part à la conquête de la ville à la tête d’un gang de gamins des rues en s’imposant avec son arme. Madiba lui, devient cinéaste en filmant sa famille, son quartier et sa ville avec des traveling « à la brouette » et en dissimulant la caméra dans une boite en bois pour éviter les questions. Son regard d’enfant découvre la lumière, les formes, les couleurs et crée des images pleines de sa poésie.

Les deux gamins se lient avec Estelle, ado des quartiers chics qui étouffe dans le carcan familial. Ils sont noirs, elle est blanche : ils ne voient pas les différences de couleurs auxquelles leurs parents, malgré la fin de l’apartheid, restent sensibles.

Les premiers pas d’un artiste, les errements d’un voyou au grand cœur, les paris de la jeunesse contre les préjugés de leurs aînés.

Un film qui prend le parti de l’optimisme en soulignant les forces vives des habitants du township, comme dans la scène de la fête où la musique transfigure la dureté de la vie.

Ce film a été primé dans de nombreux festivals :

> Ours de Crystal Berlin 2004

> Cheval de Bronze – Stockholm 2004

> Prix Henri Alekan de la Meilleure Photo – Festival de Paris Mars 2004

> Grand Prix – Montréal Vues d’Afrique – Avril 2004

> Prix spécial des Droits de l’Enfant au Festival de Ouagadougou 2005

Projection sera suivie d’un débat avec la participation de Jacqueline Derens militante anti-apartheid et Florence Panoussian journaliste

Participation aux frais de la séance : 5 euros

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