Le n°145 (de septembre 2017) est sorti

01. Le Billet . Renforcer l’AFASPA et Aujourd’hui l’Afrique (Jean-Paul Escoffier)

02. La diplomatie vaticane et l’Afrique (Francis Arzalier)

05. Boualem Khalfa vient de nous quitter (Alger républicain)

06. La FrançAfrique, un virus qui mute… Interview de Mor Mbengue (Le Chahut)

10. Néo-impérialisme vert. Comment, au nom du climat, la France cherche à imposer ses intérêts et ses entreprises à l’Afrique (Olivier Petitjean, Observatoire de la mondialisation

12. Maroc. Le Hirak ou le Rif en révolte (Rosa Moussaoui)

14. Dans les colonies, la promesse d’Octobre (Françoise Vergès, L’Humanité – Hors-série)

16. France-Rwanda 1994. Quand Paris armait les génocidaires (Jean Chatain)

19. Conflit et génocide rwandais : la République française est-elle « totalement compromise » ? Interview de Paré Harana (Russia Today – France)

22. Le fardeau des « nouvelles » maladies (Zipporah Musau, Afrique Renouveau)

24. L’avenir pacifique du continent africain c’est l’accès à l’énergie (Jean-Paul Escoffier)

26. Contenant une enquête sur la décennie noire en Algérie, le dernier numéro du Monde diplomatique censuré (El Watan)

27. Macron et l’Afrique (Bernard Deschamps)

28. L’AFASPA en tournée d’été

29. Notes de lecture (Francis Arzalier et Elisabeth Logié)

30. Flashes d’actualités africaines (Robert Lavaud)


Le Billet

Renforcer l’AFASPA et Aujourd’hui l’Afrique

Jean-Paul Escoffier, Président de l’AFASPA et Directeur de publication d’Aujourd’hui l’Afrique

Lors de la dernière Assemblée Générale de notre association en juin dernier, nous avons abordé la question de notre situation financière. Après analyse de nos ressources, de nos dépenses au regard de notre activité déployée, nous avons conclu que nous devions réévaluer notre potentiel de notre activité pour poursuivre la mise en œuvre de nos orientations et de nos actions. Cela nécessite aussi une impulsion rénovée de notre activité et d’intégrer les nouvelles technologies dans le domaine de l’information et de la communication afin de nous projeté dans un avenir pérenne.

Au regard de la situation de l’Afrique aujourd’hui faisant suite aux « indépendances », il demeure que l’Afrique est loin d’avoir acquis sa pleine souveraineté pleine et entière. Ce continent demeure sous convoitise des multinationales, des contraintes du FMI et de la Banque mondiale et que les « pays développés » poursuivent leur domination politique et militaire et soutiennent souvent des régimes corrompus. Par ailleurs les conflits dans les pays résultent très souvent du non-partage des ressources.

Les conséquences pour les peuples d’Afrique font qu’un grand nombre d’Africains n’ont toujours pas accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’éducation, à la formation… Sur le plan industriel notamment dans l’agriculture. Les infrastructures n’existent peu ou pas pour la transformation des productions locales.

Par ailleurs les « engagements » du nouveau Président de la République française restent très flous quant aux questions de coopération, celle des migrations sinon celle de la politique du reflux. La réduction annoncée pour « l’Aide au développement » est un premier signe de désengagement envers l’Afrique.

Devant ce bref aperçu, les engagements de l’AFASPA demeurent plus que jamais d’actualité. Parmi d’autres associations qui sont engagées pour une autre Afrique, l’AFASPA s’inscrit pour des convergences possibles afin d’aider à faire comprendre que l’avenir de l’Afrique c’est aussi l’avenir de notre pays et de l’Europe qui ne peut que se construire en commun autour des valeurs de solidarité, de paix et de justice.

Pour cela, nous devons être à l’écoute des ressentis sur l’Afrique par nos concitoyens confrontés aux discours racistes – qui penserait que « les Africains ne seraient pas entrés dans l’histoire » – aux rejets des immigrés alors qu’ils contribuent à la création de richesses nationales.

Oui l’AFASPA doit être une association de proximité, pour entendre, débattre,et prendre des initiatives concrètes pour rassembler autour de nos valeurs.

Nous disposons d’expositions, de supports audiovisuels, et des portraits de femmes Africaines qui donnent à connaître du parcours de leur vie, de leurs professions, de leurs combats contre toutes les discriminations qui les ont touchées dans leurs chairs, et de leur engagement militants dans le milieu qui est le leur.

Nous devons nous ouvrir davantage vers des structures comme les services culturels des mairies, les organisations syndicales, les enseignants, les associations et autres afin de construire des partenariats en favorisant l’adhésion des personnes qui veulent connaître, comprendre et agir.

Nous avons aussi la revue Aujourd’hui l’Afrique que vous avez en mains. Tous les trimestres, elle apporte un ensemble d’analyses sur les sociétés africaines confrontées à une mondialisation libérale qui détruit par l’accumulation financière et qui, au nom du profit, saccage les ressources de la planète et inflige partout par cette domination la pauvreté et la misère à des milliards d’être humains..
Aujourd’hui l’Afrique montre inlassablement, depuis plus de trente ans, que l’Afrique a un passé de civilisations complexes et multiples aussi riches que celles de l’Europe et d’Asie. Par ses témoignages sur les militants africains qui se battent – parfois au risque de leur vie – pour la démocratie politique et sociale – l’indépendance et la souveraineté de leur pays, sachant que rien ne se fera sans eux. Ses contributions diverses ouvrent des perspectives, des possibles pour construire un autre monde.

Aujourd’hui l’Afrique est un point d’appui essentiel à la démarche et à l’action de l’AFASPA et de tous ses adhérents. L’utilité et l’efficacité de l’AFASPA dépendent de son renforcement avec des adhérentes et adhérents parties prenantes de la vie de l’association et de l’augmentation du nombre de lecteurs de la revue Aujourd’hui l’Afrique.
Chacune, chacun est appelé à poursuivre son engagement et à gagner d’autres personnes à rejoindre l’AFASPA et à y prendre toute leur place.


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