La France viole le droit international au Sahara occidental

Lamentable : la France prête la main à l’instrumentalisation de l’archéologique par le Maroc pour justifier ses prétentions sur le Sahara occidental et viole ainsi le droit international relatif aux territoires non autonomes.

Les député.e.s Elsa Faucillon et Jean-Paul Lecoq ont interpelé le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, au sujet de deux conventions de recherche signées illégalement par l’IRD avec le Royaume du Maroc.

La première convention de recherche, signée par le laboratoire IRD PALOC en mai 2018, concerne des fouilles archéologiques dans la région de Smara. La seconde convention a été signée en février 2020 par l’UMR 226 ISE-M, basée à Montpellier, et la Faculté des sciences de l’Université de Rabat et concerne des recherches sur une zone humide située dans la région de Dakhla. Ces deux sites se trouvent dans la partie du Sahara Occidental sous occupation marocaine.

L’existence de ces conventions avait été dévoilée par l’Observatoire Universitaire International OUISO en juillet 2020 et celles-ci avaient été obtenues en mai 2021 grâce à la saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

Pourtant le Maroc a fait peu de cas des dizaines de sites archéologiques dans lesquels il a dépecé les rochers sur lesquels se trouvaient des fresques rupestres lors de la réalisation de son mur de 1700km à travers le Sahara occidental.

Autre pillage de sites archéologiques perpétré par les sociétés chargées de réaliser des travaux d’aménagement routiers qui ont utilisé des pierres là où les archéologues espagnols Mattéo et El Magro Martinbaz ont fait des découvertes importantes en 1935 et 1946.

Quant à la France elle ne réhabilite pas son image entachée dans la région où la population sahraouie se souvient qu’en février 1913 la bibliothèque de Smara, véritable capitale culturelle de son temps, a été incendiée par un détachement de l’armée française commandée par le Lieutenant-colonel Mouret. Elle contenait plus de cinq mille livres et manuscrits.

Jointes à cet article les photos de gravures d’animaux réalisées par les techniques de piquetage libyco-berbères datant de 1600 av JC jusqu’à 200 av JC et de groupes bushmans qui datent de 5000 av JC.

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