DECEMBRE ROUGE EN TUNISIE

INSUPPORTABLE ! Un jeune diplômé de l’Université qui s’immole par le feu suite à l’interdiction qui lui est faite de vendre des fruits pour survivre, un autre diplômé chômeur qui se suicide par électrocution, un troisième tué par balle au cours d’une manifestation, un journaliste condamné à 4 ans de prison pour avoir couvert le mouvement social de Gafsa, un autre agressé chez lui alors qu’il parlait en direct sur une radio étrangère, des avocats chargés par la police dans 6 villes du pays, un autre enlevé en pleine ville… la liste s’est allongée chaque jours en cette fin décembre sur les dizaines de victimes d’une crise sociale et politique tunisienne et sur les manifestations qui se multiplient dans la région.


La répression du mouvement social de Gafsa et Redeyef, les condamnations à des peines de prisons démentielles dans des procès de parodie de justice, les interventions de la police et aujourd’hui de l’armée ne calmeront en rien la colère et la soif d’avenir de la jeunesse tunisienne et de ses aînés. La capitale s’est associée à ce mouvement : deux rassemblements se sont tenus devant le siège de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT).Toutes les catégories sociales, hormis la caste de nantis de la cour présidentielle, sont touchées par la crise sociale et politique due à un régime qui arrive à son terme : Faute de changer le peuple, il faudra changer de régime en Tunisie.

Le vent de la révolte s’est levé sur nombre de villes tunisiennes qui se sont embrasées malgré l’arsenal de répression mis en œuvre. La misérable tentative politique de Ben Ali qui a limogé quelques fusibles gouvernementaux n’a guère d’avenir. D’autant qu’aujourd’hui il ne lui est plus possible de faire le black car l’information circule sur internet et les sites indépendants qui la relaient contraignent quelque peu les informations télévisées à en parler. Très peu d’accord, mais entre deux reportages sur la neige et les flons flons du réveillon.

La solidarité internationale joue aussi son rôle. Le 25 et le 30 décembre des manifestations se sont déroulées à Paris et un collectif de solidarité avec les luttes de la population de Sidi Bouzid s’est constitué et a lancé un appel (en pièce jointe avec les premiers signataires).

Fidèle à ses amitiés douteuses, la France officielle a souhaité « l’apaisement des tensions qui ne sont dans l’intérêt de personne » (surtout pas du régime) et Christine Fages la porte parole de préciser « Nous n’avons pas d’informations précises quant à des arrestations de militants des droits de l’Homme ». Ses sources venant de la ligne téléphonique présidentielle, on la croit aisément !

C’est pourquoi nous l’invitons à visiter les infos de la Ligue tunisienne des droits de l’homme hébergée sur le site de la FIDH : http://www.fidh.org/-Defenseurs- http://www.fidh.org/-Defenseurs-

D’autres information avec ce lien :

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=3198

http://www.gnet.tn/temps-fort/tunisie-lugtt-solidaire-de-sidi-bouzid-et-menzel-bouzaiene/id-menu-325.html

http://www.crldht.org

Rassemblement ouvrier à l’UL de Nefta :
http://24sur24.posterous.com/-video-of-today-protest-in-nafta-sidibouzid

Rassemblement syndical à l’URT de bizerte :

Manifestations au Kef :

Rassemblement à Montréal :
http://www.ledevoir.com/international/afrique/313972/montreal-fera-echo-aux-manifestations-tunisiennes

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