Communiqué des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik

Suite à la décision du Comité contre la torture qui a mis a retenu les actes de torture et traitements inhumains et dégradants qui ont conduit à leur condamnation à des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité pour 9 d’entre eux, les prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik ont publié le communiqué ci-dessous.


Communiqué

Après 6 ans l’intervention militaire des forces de l’occupant marocain contre le camp de Gdeim Izik, par tous ses organes de répression (gendarmerie, police et forces auxiliaires), les tentatives du royaume chérifien continuent dans la dissimulation de la vérité et la négation de sa responsabilité directe dans cet acte sauvage et barbare.

Le Royaume tente, à travers ce qu’elle appelle « le tribunal civil », qui constitue le dernier acte de cette pièce théâtrale, en flagrante violation des procédures et droits élémentaires, y compris les siens.

De plus, l’État marocain confirme, aujourd’hui, que nous, prisonniers politiques de Gdeim izik, sommes jugés en tant que citoyens et civils d’un Etat étranger. (Article 259 du Code marocain de procédure pénale).

Ce pays qui a signé et ratifié les quatre Conventions de Genève et toutes les conventions et engagements internationaux relatifs aux droits de l’homme qui l’obligent à nous expulser, à nous expatrier à nous renvoyer ?

Cet entêtement marocain devant le monde entier et en particulier devant les Nations Unies, rend l’État marocain responsable de toutes les conséquences, particulièrement, après la décision du Comité contre la torture de l’ONU du 12-12-2016.

Cette procrastination des autorités marocaines consacre, par la force du droit, notre détention comme grave violation systématique et préméditée contre le droit à la liberté.

Vu tout ce qui a précédé, nous, groupe de Gdeim izik, demandons :

– Notre immédiate et inconditionnelle libération ainsi que tous les détenus et prisonniers de guerre sahraouis dans les prisons (au Maroc et dans les prisons marocaines dans les territoires occupés).

– La poursuite et le jugement des geôliers et des responsables des enlèvements, des détentions arbitraires, ainsi que les responsables de toutes les formes de tortures physiques et psychologiques dans des postes de police et de gendarmerie d’El Aaiùn occupée, dans la prison locale salé 2 et salé 1 et dans la prison locale Aarjat.

– L’ouverture d’une enquête internationale par l’ONU dans les crimes commis par le royaume du Maroc après son attaque contre le camp de Gdeim izik. Ces violations du droit international sont classées comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Appelons les organisations internationales et nationales des droits de l’Homme de continuer de faire pression sur l’État marocain pour le respect des droits des civils sahraouis et des défenseurs des droits de l’Homme dans les zones occupées du Sahara occidental.

Nous nous félicitons de la solidarité nationale et populaire du peuple sahraoui dans les zones occupées de notre patrie, du sud du Maroc et camps de la fierté et la dignité à Tindouf, et nous demandons à tous, davantage d’esprit d’unité nationale derrière le Front Populaire pour la Libération de Saguia el-Hamra et Oued Eddahab.

Volonté et résistance jusqu’à la liberté et l’indépendance

Prisonniers politiques Sahraouis

Groupe de Gdeim Izik

Prison locale Aarjat1

Royaume du Maroc

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