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vendredi 3 novembre 2017





   
Pour que cesse la duplicité de la France
lundi 18 décembre 2006
Le Président de l’AFASPA adresse un courrier à Philippe Douste Blazy Ministre des Affaires Etrangères concernant la répression dont les manifestants pacifiques ont été victimes lors de la Journée Internationale des Droits de l’Homme.

Monsieur le Ministre,

Je vous adresse ci-joint le témoignage de Madame El Ghalia Djimi, militante des Droits de l’homme et Vice Présidente de l’ASVDH qui connut dans sa jeunesse durant 3 années la disparition forcée dans les bagnes secrets du roi Hassan II. Elle a été victime, le dimanche 10 décembre dernier de la répression de la police marocaine à l’occasion d’une manifestation pacifique célébrant la Journée Internationale des Droits de l’Homme. Son cas n’est pas isolé ; de nombreuses personnes, hommes et femmes de tous âges ont été tabassées en pleine rue, certaines furent arrêtées, des demeures ont été saccagées le lendemain en représailles.

Il est extrêmement dommage que vous n’ayez pas jugé utile de recevoir au mois d’octobre Aminatou Haïdar lors de son séjour en France. Cette courageuse femme défend les Droits de l’homme et de son peuple au Sahara Occidental. Elle parcourt le monde pour alerter sur la situation d’oppression générée par l’occupation illégale de son pays par le Maroc. En refusant d’entendre son témoignage, vous avez assuré le colonisateur d’une approbation tacite des exactions quotidiennes qu’il perpétue depuis le début le l’Intifada en mai 2005.

Ce soutien à la politique expansionniste de l’Etat marocain n’est pas conforme à l’honneur ni à l’intérêt de notre pays et des pays de la région. Elle ne règle en rien la situation politique et économique du Maroc. C’est pourquoi nous pensons que la France doit cesser de faire droit aux exigences marocaines en s’opposant, lors de l’élaboration des résolutions de l’ONU, à toute allusion aux atteintes aux droits humains et en faisant obstacle à la mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination libre et démocratique des populations sahraouies. Une telle constance en ce domaine conduit à penser que les Droits de l’homme et des peuples n’ont pas la même résonance selon l’endroit de la planète où ils sont enfreints.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de mes salutations distinguées.

Jean Paul ESCOFFIER Président de l’AFASPA

(voir le témoignage dans une précédente publication sur ce site)