ACCUEILEchos des comités locaux
Dernière mise à jour :
dimanche 28 mai 2017





   
Le Comité d’Argenteuil de l’AFASPA vous invite à la présentation du film
ADY GASY de de Lova Nantenaina
Lundi 8 Juin 2015 à 20h au cinéma Jean Gabin
mardi 2 juin 2015
Grand Prix Eden du Documentaire Lumières d’Afrique de Besançon et Prix Fé Nèt Océan Indien FIFAI Le Port. La projection sera suivie d’un débat avec les producteurs et Jean-Claude Rabeherifara sociologue, militant de l’AFASPA.

« Les Chinois fabriquent les objets, les Malgaches les réparent. » Il y a ceux qui font des chaussures à partir de pneus, ceux qui fabriquent des lampes à partir de boîtes de lait condensé sucré, ceux qui transforment en médicaments et savon les os de zébus. Imaginons un instant un futur où le système économique viendrait à lâcher : ceux qui tomberaient de haut auraient peut-être du mal à se relever, tandis qu’à Madagascar, on saurait s’adapter grâce à ce sens de la débrouille, le « ADY GASY ».

Nos ancêtres disaient : « Comme on lance un lasso aux cornes des zébus, on lance la parole aux cœurs des gens sensés ». Telle est l’ambition démesurée de ce film, vous restituer la parole de notre grande terre peuplée de rochers, de zébus et d’ancêtres bienveillants ; peuplée aussi d’artistes, de paysans, et de débrouillards en tout genre. Cette parole, qu’elle explique les gestes ou les âmes, est toujours digne, souvent enjouée ou cocasse, parfois désemparée ou révoltée, mais jamais amère.

« J’ai cherché à construire ce film comme on construit un KABARY, l’art oratoire traditionnel. Créer un KABARY consiste à observer le quotidien afin d’énoncer, sous forme de proverbes, des vérités fondées sur l’expérience. Ces proverbes sont le socle de l’argumentation, ils conduisent à l’exposition d’un point de vue à faire partager. A partir de la terre, certains personnages cultivent du riz ou des légumes. A partir de boîtes de conserve usagées, d’autres fabriquent des jouets, des lampes à pétrole ou des instruments. Pour ma part, c’est à partir d’images et de sons, que je tente de faire un KABARY en construisant le film par étapes et par assemblage comme ceux que je filme construisent leurs objets ou leur spectacle. »

Documents joints à cet article :