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jeudi 10 août 2017





   
LES AFRICAINES CONTRE LA GUERRE
Appel des femmes du Mali et de RDC
jeudi 29 novembre 2012

Femmes du Mali : Disons "NON !" à la guerre par procuration

De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.

Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.

Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable.

Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme : le religieux à travers l’islam radical ; l’économique à travers le tout marché ; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire « Non » à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime.

Il n’est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer.

La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l’Azawad (MLNA), de Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.

Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste ? Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise libyenne, l’Union Africaine doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi ?

Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu’ils s’accordent sur la nécessité d’un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit L’international Crisis Group prévient, à juste titre, que :

« Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la Cédéao et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara ».

Ces conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l’être. Elle doit l’être au Mali.

Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du Sida.

Le plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse ?

Rappelons également que sur l’ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables.

Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l’énorme difficulté d’approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments.

Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l’option militaire en préparation est un remède qui a toutes les chances d’être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

Des incohérences de la communauté internationale Chacun des puissants représentants de la « communauté internationale » ainsi que la Cédéao (la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et l’UA (Union africaine) ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit.

A tout seigneur tout honneur, le président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes « premières victimes des violences de guerre » Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies :

« Je sais qu’il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes ? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s’éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes ».

« Il faut savoir terminer une guerre », semblent dire les présidents américains et français. « La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement », déclara le candidat François Hollande dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.

La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s’était adressée aux chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes :

« En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes ».

L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki Moon, intitulée « Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C’était avant les guerres en Côte d’Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative.

Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu’il ne soutiendra pas le plan d’intervention des Chefs d’États de la Cédéao. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative.

Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.

La présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne qu’ « il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`UA, ainsi que sur mon engagement personnel. »

La nomination pour la première fois d’une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d’émancipation politique pour les femmes et donc de libération du continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d’élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n’ont aucun compte à nous rendre, à commençé par la Cédéao. L’une des traductions de cette réalité est l’énorme pression exercée sur ce qui reste de l’État malien.

Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est.

Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate.

« J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et », insiste-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation. Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix... », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis.

Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d’un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l’art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l’aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics.

Paix et intégrité territoriale

Le tourisme, l’artisanat, l’hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l’inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu’ils constituaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd’hui occupées, notamment celle de Tombouctou.

Référence est faite au statut d’otage non point pour dédramatiser l’épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables.

La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par Aqmi retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d’habitants du Nord Mali qui sont autant d’otages (...)

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d’interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n’adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.

Signataires :Aminata D. TRAORE ; SISSOKO Safi SY ; SANOGO Sylvie KONE ; IMBO Mama SY ; Kadiatou TOURE ; TRAORE Sélikèné SIDIBE(Vieux) ; DICKO Rokia SACKO ; Ténin DIAKITE ; DOUMBIA Fanta DIALLO ; KONE Mamou TOURE ; TRAORE Sarata SANOGO ; TRAORE Penda DIALLO ; DIABATE Kadiatou KOUYATE ; Aminata BOCOUM ; Oumou KODIO ; Assatou KAREMBE ; Awa KOÏTA ; Aminata DOUMBIA ; Fatoumata COULIBALY ; Badji BOIRE ; Awa TOURE ; Bintou KONE ; Fatoumata MARIKO ; Mariam KONE ; Minata DIARRA ; Oumou KEITA ; Kadiatou DIALLO ; Kankou KONE ; Rokia NIARE ; Kadia DJIRE ; Ada NANTOUMA ; Awa COULIBALY ; Soungoura DOUMBIA ; Fanta KANTE ; Safiatou COULIBALY ; Djaba TANGARA ; KONE Mama DIARRA ; Ismael DIABATE ; Karamoko BAMBA ; Doumbi FAKOLY ; Coumba SOUKO ; Clariste SOH-MOUBE ; Nathalie M’Dela-Mounier.

* * * * * * * * * *

DECLARATION DES FEMMES CONGOLAISES RELATIVE A L’OCCUPATION DE LA VILLE DE GOMA PAR LE M23

Nous, Femmes de la République Démocratique du Congo ; Préoccupées par la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans la province du Nord Kivu dont une grande partie, notamment GOMA, le chef lieu est sous contrôle du M23 appuyé militairement et logistiquement par le RWANDA.

Rappelant que la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies «  femmes, paix et sécurité », stipule « qu’aucune paix durable ne peut être établie sans la participation des femmes... et l’intégration d’une démarche sexo spécifique dans le processus de paix ».

Réaffirmant le rôle important que les femmes jouent dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix et soulignant qu’il importe qu’elles participent sur un pied d’égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et qu’elles y soient pleinement associées, et qu’il convient de les faire participer davantage aux décisions prises en vue de la prévention et du règlement des différends...

Fortes de cette Résolution et tenant compte du rôle joué par les femmes congolaises tout au long du processus de paix, de 1996 à ce jour.

Considérant les engagements pris par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de la Conférence Internationale sur la Paix, la Sécurité, la Démocratie et le Développement dans la Région des Grands Lacs lors de la Signature du Pacte sur la Stabilité, la Sécurité et le Développement dans la Région des Grands Lacs, le 16 décembre 2006 à Nairobi au Kenya.

S’appuyant sur les articles 8 et 9 du Protocole sur la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerre, et crimes contre l’humanité et de toutes formes de discrimination ainsi que le Protocole sur l’exploitation illégale des ressources naturelles ; S’appuyant sur le Communiqué conjoint du 9 Novembre 2007, du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et du Gouvernement de la République du Rwanda sur une approche commune pour mettre fin à la menace pour la Paix et la Stabilité de deux pays et de la Région des Grands Lacs.

S’appuyant sur la récente Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernements des Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs du 15 Décembre 2011, lors du Sommet Ordinaire et de la Session Spéciale sur les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre sur le thème : « Unies pour prévenir, mettre fin à l’impunité et accorder une assistance aux victimes des violences : notamment en son article 1 qui stipule « dans un délai convenu, éradiquer les groupes armés existants actuellement dans la région conformément au Protocole de la CIRGL sur la non agression et le respect mutuel ».

Confortées par le récent Rapport des Nations Unies de Juin 2012 sur la situation sécuritaire à l’Est de la RD Congo en rapport avec l’incursion du Mouvement du 23 mars 2009, date de la signature de l’Accord entre le Gouvernement Congolais et les groupes armés à Goma dans la province du Nord- Kivu.

Dénonçons l’agression et l’atteinte de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RD Congo par les M23, le RWANDA et l’OUGANDA en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine et de l’Article 5 du Pacte sur le Protocole de non agression et de défense mutuelle dans la Région des Grands Lacs.

Inquiètes de l’Accord de mise en place d’une autre force internationale dite « neutre » aux frontières entre la RDC et le Rwanda alors qu’il existe déjà en RDC depuis l’an 2000 la plus importante Mission des Nations Unies au monde.

Exigeons du Conseil de Sécurité des Nations Unies de :

-  Prendre une Résolution urgente en vue de changer le mandat de la MONUSCO en RD Congo pour la mise en oeuvre du Chapitre 7 de la Charte des Nations Unies sur : « Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression en son article 39 ».

-  Lever l’embargo sur les armes infligé injustement à la RDC depuis plus d’une décennie et pourtant victime des guerres d’agressions à répétition depuis 1996.

-  Prendre des sanctions exemplaires et immédiates contre le RWANDA et l’OUGANDA pour décourager l’agression mutuelle entre les Etats membres.

Lançons un vibrant Appel à tous les Etats Membres des Nations Unies à soutenir la RDC en vue de sortir de ce bourbier régional dans les meilleurs délais.

Exigeons de l’Union Africaine, la condamnation de l’agression de la RDC par le Rwanda et l’Ouganda.

En appelons à la solidarité de toutes les femmes du monde pour faire entendre le cri de la femme congolaise meurtrie par cette situation de guerre.

Prenons acte d’une part, de la décision des Etats Unis de suspendre l’assistance militaire au Rwanda, de geler le patrimoine et les avoirs de SULTANI MAKENGA chef de guerre du M23, ainsi que d’initier des poursuites judiciaires contre les différentes personnalités du M23 responsables des massacres, des viols , des pillages des ressources naturelles et de déportation des populations en RDC ; d’autre part, de la condamnation du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la reprise des attaques par les rebelles du M23 dans la province du Nord Kivu ainsi que la prise de son chef lieu, la ville de Goma.

Saluons la décision courageuse de la Belgique de suspendre la coopération militaire avec le Rwanda et son appel à un renforcement de l’action de la MONUSCO, face à l’avancée des rebelles du M23 à l’Est de la RDC.

Félicitons la France pour sa proposition faite au Conseil de Sécurité des Nations Unies de condamner le M23 et les pays qui le soutiennent ainsi que de changer le mandat de la MONUSCO.

Exigeons du Rwanda et de l’Ouganda, signataires des différents instruments de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, le retrait immédiat et sans condition de leurs troupes du territoire de la RD Congo.

Demandons au Chef de l’Etat de décréter immédiatement l’état d’urgence conformément à l’article 85 de la Constitution de la République et de poursuivre la mise en oeuvre de toutes les prérogatives constitutionnelles qui lui reviennent afin d’assurer l’intégrité territoriale de la RDC.

Demandons au Gouvernement Congolais :

Pour l’Amour de la Mère Patrie, la Sécurité, la Paix et le Développement durable de la RDC :

-  De prendre ses responsabilités devant l’histoire,

-  De suspendre la participation de la RDC à la CIRGL,

-  De rompre immédiatement toute coopération et relations diplomatiques avec le RWANDA et l’OUGANDA pour leur agression et soutien militaire au M23,

-  De mobiliser plus d’efforts et de doter nos troupes des moyens d’actions conséquents en vue d’une prise en charge responsable ; Rappelons à l’Assemblée Nationale et au Sénat, en leur qualité de représentants du peuple d’assumer leurs responsabilités et obligations législatives vis-à-vis du Souverain primaire qui les ont élus.

En appelons à nos vaillants militaires de ne pas céder aux instructions illégales, de demeurer apolitiques et d’être au service du peuple et non à celui des individus.

Demandons à la Société Civile de se mobiliser davantage comme un seul homme et de rester vigilante en vue de barrer la route à tous les plans machiavéliques des ennemis de la Nation ; A la communauté congolaise, où qu’elle se trouve, de se mobiliser comme un seul peuple et de résister face à l’agresseur en vue de défendre l’unité et l’intégrité nationale.

MESSAGES CLES

1. Retrait immédiat et sans condition du territoire congolais des troupes Rwandaise et Ougandaise qui soutiennent militairement et logistiquement le M23.

2. Lancer un mandat d’arrêt contre tous les dirigeants du M23 et de tous leurs alliés militaires et politiques.

3. Echanges sincères et débats francs, dans l’intérêt supérieur de la nation, entre les parlementaires sur la situation sécuritaire et humanitaire dans la partie orientale de la RDC.

4. Appel à l’unité, à la cohésion et à la conscience nationale.

5. Appel à la compassion, à la solidarité et à l’assistance de TOUS envers les populations meurtries, particulièrement les personnes rendues vulnérables du fait de cette situation (femmes, enfants, personnes vivants avec handicap et de 3ème âge).

6. Appel à l’encouragement et au soutien à nos vaillants militaires abandonnés à leur triste sort, humiliés et affaiblis au front.

Dans la rubrique :
  1. Appel de Bamako (18 janvier 2006)
    6 mars 2006

  2. JOSEPH KI-ZERBO : UN GRAND AFRICAIN NOUS A QUITTÉ
    15 décembre 2006

  3. FORUM SOCIAL MONDIAL de NAIROBI
    25 janvier 2007

  4. FORUM SOCIAL MONDIAL à NAÏROBI : Lalao Randriamampionona (Madagascar)
    29 janvier 2007

  5. CONTRE LE SOMMET FRANCE-AFRIQUE : SOLIDARITE INTERNATIONALE
    11 février 2007

  6. 7ème FORUM SOCIAL MONDIAL - NAIROBI 2007 : 1/Déclaration de l’AG des mouvements sociaux 2/ Déclaration sur la dette
    26 février 2007

  7. REPONSES de Marie-George Buffet, Arlette Laguiller, Ségolène Royal, François Bayrou, Olivier Besancenot et José Bové
    31 mars 2007

  8. DISPARITION DE JEAN SURET-CANALE : 1/ Message de l’AFASPA ; 2/ Témoignage paru dans le journal L’Humanité du 26 juin 2007
    9 juillet 2007

  9. LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY
    10 août 2007

  10. JOURNÉE ANTI-COLONIALISTE ET ANTI-IMPÉRIALISTE À L’OCCASION DU 42ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE MEHDI BEN BARKA
    24 octobre 2007

  11. Denis Sassou Nguesso au Sénat le 6 décembre. Un dictateur à l’honneur...
    4 décembre 2007

  12. SAUVEGARDONS LA LAÏCITÉ DE LA RÉPUBLIQUE
    9 février 2008

  13. L’AFRIQUE REFUSE LA MISERE
    14 avril 2008

  14. MAGHREB DES LUTTES SOCIALES
    14 février 2009

  15. LES PRIX DU COLONIALISME DE L’ANNEE
    25 février 2009

  16. Point d’orgue du concert de Manu Chao à la fête de l’Humanité : la solidarité avec le peuple sahraoui
    16 septembre 2009

  17. Le combat anticolonialiste dans la France d’aujourd’hui est-il dépassé ?
    21 janvier 2010

  18. Les affameurs de l’Afrique persistent et signent
    18 octobre 2010

  19. Appel de l’UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe)
    2 décembre 2010

  20. Lettre des députés de la délégation GUE/NGL au conseil international et aux organisateurs du Forum Social Mondial.
    8 février 2011

  21. DECLARATION FINALE DU FORUM SOCIAL MONDIAL DE DAKAR
    17 février 2011

  22. « Non à l’engrenage militaire ! Arrêt des bombardements, Cessez-le-feu. Oui aux solutions politiques. »
    31 mars 2011

  23. les luttes des femmes maghrébines pour la démocratie et l’égalité des droits
    29 juin 2011

  24. CONTRE L’OUBLI, POUR LA RECONNAISSANCE DU CRIME
    13 octobre 2011

  25. LES LAUREATS 2012 DU PRIX DU COLONIALISTE ET DE LA FRANÇAFRIQUE
    28 février 2012

  26. LES FEMMES DANS LES MOUVEMENTS D’EMANCIPATION DES PEUPLES, ET APRES ?
    1er mars 2012

  27. ENGAGEMENTS DE FRANÇOIS HOLLANDE
    13 mai 2012

  28. APPEL POUR UN TRAITE DE PAIX ET D’AMITIE ENTRE LA FRANCE ET L’ALGERIE
    14 août 2012

  29. Rassemblement contre la réception à l’Elysée de Blaise Compaoré Lundi 17 septembre 2012 18H30 à Paris à la Fontaine des innocents Paris 1er près des Halles
    17 septembre 2012

  30. COMMEMORATION DU 17 OCTOBRE 1961
    16 octobre 2012

  31. HÉRITAGE COLONIAL ET OPPORTUNITÉS D’ÉMANCIPATION DE NOS PEUPLES D’AFRIQUE, par Ibrahima Sène (PIT/Sénégal)
    29 octobre 2012

  32. LES AFRICAINES CONTRE LA GUERRE
    29 novembre 2012

  33. Ouverture de la Semaine au siège du Parti Communiste Français
    18 février 2013

  34. FORUM SOCIAL MONDIAL de TUNIS du 26 au 30 mars 2013
    8 avril 2013

  35. Manifestations et blocage dans les plantations africaines de Bolloré
    5 juin 2013

  36. Henri Pouillot appelle le Président de la République au devoir moral de la France
    21 juillet 2013

  37. 1/ Communiqué du REPAR : BOLLORÉ VA-T-IL REPONDRE AUX RIVERAINS LE 27 NOVEMBRE ? 2/ REPRESSION EN SIERRA LEONE : ARRESTATION DES PAYSANS EN LUTTE CONTRE LES ACCAPAREMENTS DE TERRE
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  38. A Paris le 10 mai 2014 commémoration de l’abolition de l’esclavage en 1848
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  40. René Vautier le militant anticolonialiste, cinéaste français le plus censuré, nous a quittés
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  44. Appel à Rassemblement VENDREDI 8 MAI 2015
    5 mai 2015

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    18 septembre 2015

  46. 50ème anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka
    24 octobre 2015

  47. Appel à rassemblement public vendredi 18 décembre 2015, de 15h30 à 17h30, devant l’Ambassade de Djibouti, 26 rue Emile Menier Paris 16ème - Métro Porte Dauphine
    16 décembre 2015

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    26 mars 2016

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    28 mars 2017

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