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jeudi 10 août 2017





   
EN TUNISIE COMME AILLEURS
S’opposer à la répression des luttes et développer des solidarités actives
mercredi 12 janvier 2011
L’histoire démontre que l’asservissement d’un peuple par la dictature même la plus féroce ne dure qu’un temps. Le président Ben Ali est entrain de faire l’expérience en ce moment en Tunisie où tous les moyens de l’Etat ont été mis en œuvre pour pourchasser, emprisonner, torturer syndicalistes, avocats, étudiants, journalistes, internautes et tous ceux qui dénoncent les atteintes aux libertés, la corruption, et revendiquent des conditions de vie décentes, des perspectives d’avenir. Ce qui démontre que réprimer n’est pas répondre aux exigences populaires.

Les manifestations qui se déroulent dans le monde en solidarité avec le peuple tunisien qui lutte courageusement, dénoncent ce président et exigent son départ. Il est le premier responsable de la situation désastreuse de son peuple et de l’assassinat de manifestants qui se poursuivent chaque jour depuis qu’un jeune diplômé chômeur s’est immolé à Sidi Bouzid. Les faux semblants de solution que constituent l’annonce de création d’emplois, de limogeages de « fusibles », de libérations des personnes emprisonnées quand, dans le même temps, Hamma Hamam, porte-parole du PCOT, est enlevé ne trompent personne. Mais Ben Ali n’est pas seul à avoir les mains tachées de sang. Partenaire essentiel de l’économie libérale, avec sa cour de privilégiés et de mafieux, il livre la Tunisie à l’impérialisme prédateur des richesses et des peuples en Afrique. Les profits accumulés grâce à des conditions de travail moyenâgeuses dans les industries touristiques, minières dans les délocalisations en tous genres accueillies ne bénéficient qu’à un petit nombre de nantis. Ce régime corrompu s’applique à mettre en œuvre la politique européenne d’immigration et l’Europe gratifie le pays d’un statut avancé pour son « respect des droits humains »...

La révolte ne gronde pas seulement en Tunisie. En Algérie où depuis des mois des manifestations se déroulent. Il a fallu des morts pour que des mesures de nature à juguler les prix des denrées de première nécessité soient prises. Mais les problèmes sociaux posés par le chômage, le manque de logement, la richesse insolente d’une minorité face à la misère grandissante, sont toujours présents. Au Maroc il en est de même pour ceux qui réclament le respect des droits de l’Homme, la liberté d’expression et la démocratie. Comment ce régime pourrait-il accorder des droits à son propre peuple alors qu’il a rétablit le tribunal militaire des années de plomb pour tenter de contenir la colère du peuple sahraoui qu’il colonise au mépris de la Charte des Nations Unies ?

Les mêmes causes de misère se retrouvent dans nombre de pays d’Afrique et risquent de s’amplifier au désespoir des populations : la spéculation ignoble sur les denrées agricoles sur le foncier va encore faire grimper les prix, les expulsions des paysans des terres cultivables contribuent à paupériser ces pays, à les rendre dépendants et à accentuer leurs importations agro-alimentaires. Le choix de la politique impérialiste qui consiste à ne pas permettre à l’Afrique de se doter d’industries de transformation, et donc de développer une économie en priorité destinée à satisfaire les besoins intérieurs, marginalise le potentiel économique africain et accentue la dépendance du continent vis-à-vis des besoins des industries des grandes puissances.

Nous devons tout autant nous indigner de la répression des luttes d’émancipation populaires que combattre cet ordre néocolonial néfaste pour tous les peuples qui subissent son joug.

Bagnolet le 12 janvier 2011


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