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lundi 22 mai 2017





   
"50 ans après le Sénégal s’interroge" Un reportage de Pierre Barancey ( l’Humanité du 6.4.2010)
Discours officiel et réalités quotidiennes des Sénégalais
mercredi 7 avril 2010
Les manifestations du cinquantenaire de l’indépendance n’ont pas toutes résonné de la même manière à Dakar. Pendant que le Président Wade recevait en grande pompe la trentaine de chefs d’Etats devant son "monument de la Renaissance africaine", les jeunes du quartier de Grand Yoff s’échinent à gagner les quelques francs dans les petits métiers qui leur permettent de survivre jour après jour.

“Bases tricolores contre projets immobiliers.

L’annonce est belle en ce jour anniversaire des cinquante ans d’Indépendance du Sénégal. Le président Wade déclare que le pays « reprend solennellement toutes les bases (militaires) antérieurement détenues sur notre sol par la France et entend y exercer sa souveraineté. » à y regarder de plus près, la situation est un peu plus confuse. D’abord, le contingent français ne quitte pas totalement le Sénégal. Les effectifs sont sensiblement réduits (ils passent de 1200 à 300 hommes) et devraient s’installer ailleurs, non plus à Dakar mais à Thiès. Le journal sénégalais Le Quodidien avait, dès le mois de février, révélé les dessous de l’affaire. « Le Sénégal voudrait simplement reprendre les 300 hectares de terre qui constituent l’emprise de la base militaire de Bel Air », pouvait-on lire. « D’importants projets immobiliers, notamment des hôtels et des résidences de luxe, sont prévus sur ce beau coin de Dakar, qui surplombe la baie de Hann et offre une vue splendide sur l’Atlantique et l’île historique de Gorée ». Seul problème pour la France, Dakar offre plus d’intérêt stratégique pour l’armée française que la région de Thiès. Les négociations se poursuivent.” Pierre Barancey