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lundi 22 mai 2017





   
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Dr Oumar Mariko : MON ENGAGEMENT POUR LE MALI MOTIVE MA CANDIDATURE [ Source : Radio Kayira, La radio des sans voix (http://www.kayira.org/), samedi 14 avril 2007 ]
vendredi 3 août 2007

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Dr Oumar Mariko : MON ENGAGEMENT POUR LE MALI MOTIVE MA CANDIDATURE [ Source : Radio Kayira, La radio des sans voix (http://www.kayira.org/), samedi 14 avril 2007 ]


Dr Oumar Mariko, candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2007, dans un document intitulé "Mon engagement pour le Mali", lève le voile sur son projet de société. Le candidat du parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) se propose de construire une société démocratique, solidaire, durable, émancipatrice, planétaire et qui se développe.

Après avoir rappelé la grandeur et la force d’antan du Mali, Dr Oumar Mariko constate : "notre pays est classé parmi les plus pauvres de la planète". Il a indiqué que le Mali est classé au 175ème rang sur 177 pays avec un indice de développement humain très faible par le PNUD.

Mariko a mis en exergue dans le document les paramètres révélateurs de l’état de dénuement du Mali.

Selon lui, sur une population estimée à 11,700 millions d’habitants, des millions n’ont pas accès à l’eau potable, à une bonne alimentation et aux soins de santé.

Dr Mariko a indiqué que le Mali connaît l’absence d’une politique réelle de développement d’une école performante et un niveau très insignifiant des secteurs tels que l’électricité, la communication, les transports, les routes essentielles au développement des activités économiques, commerciales et agricoles.

Le candidat du parti SADI a constaté l’absence d’une bonne administration et d’une justice égale pour tous.

Il a dénoncé l’extraversion de l’économie et le niveau très bas du pouvoir d’achat qui ne permet pas de vivre décemment encore moins d’épargner.

Dr Mariko a une explication toute trouvée. Selon lui, le pays manque cruellement de dirigeants, hommes et femmes d’État, qui ont l’ambition de sa grandeur. "Des hommes et des femmes par leur philosophie du pouvoir, de l’accaparement des biens de la société, vouent à la misère, à l’ignorance et à la maladie ceux là qui produisent les richesses de notre pays" a-t-il déclaré.

Avant d’indiquer avec force que ce pays a besoin de dirigeants humbles, honnêtes, clairvoyants, attentifs qui doivent travailler dans le sens de la vérité, du respect, du travail et avec le souci de la population. "Le rêve d’un grand Mali doit nous habiter et nous mobiliser. Ce rêve nous impose, dans le contexte de la mondialisation et du néolibéralisme de redéfinir le sens et l’orientation de l’État. Il s’agit de restaurer l’Etat dans une orientation d’Etat national démocratique et populaire", a-t-il indiqué dans le document.

Il a ajouté que cet État doit être constitué et assumé par des nationaux, indépendants des institutions financières internationales et étrangères, avec un gouvernement responsable devant un parlement constitué d’hommes et de femmes élus mais révocables à tout moment.

Les devoirs d’un Président de la République :

Selon Dr Mariko, le premier devoir d’un président de la république est de se mettre au service de son pays, du peuple qui l’a élu et non d’exiger du peuple qu’il se mette au service du président.

Il a signalé que le 2ème devoir d’un président de la république est d’être à l’écoute de son peuple.

Et le 3ème devoir est de se mettre ardemment au travail, un travail collégial dans la transparence, l’honnêteté, la vérité, avec éthique, le respect de l’autre et de soi même, le souci de l’autre, du peuple, le souci de l’Afrique.

Un président conscient de ces trois devoirs doit, selon Dr Mariko, pouvoir, entre autres actions, affirmer la souveraineté du pays sur ses ressources, réunir les conditions pour un État qui se réconcilie avec son peuple et ses travailleurs, mettre l’Etat au service du peuple et le rendre soucieux de ses finances.

Il a ensuite fait des propositions relatives à plusieurs domaines, entre autres celui de la privatisation, du monde rural, des mines, de l’environnement, de la culture, de la liberté d’expression, des droits de l’Homme en milieu rural, de l’émigration, du logement, de l’éducation, de la santé, de la sécurité, de l’armée, de l’assainissement, de l’économie et des finances publiques.

Par Assane Koné